Saint-Malo (Sant-Maloù en breton) est une ville de la région française de la Bretagne, dans le département d’Ille et Vilaine.

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Saint-Malo est un port de mer situé sur la Manche, à l'embouchure de l'estuaire de la Rance. Ce bras de mer qui se transforme en rivière est délimité par l'usine marémotrice du barrage de la Rance côté mer et par la ville de Dinan côté terre.

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HISTOIRE :

Le caillou, comme on le dit aujourd’hui à propos de la ville fortifiée, est un rocher battu par les vents. Ce qui est vrai jusqu’à ce qu’un moine breton qui s’appelait Mac Low débarqua sur la Côte d’Émeraude. Il fut accueilli par l’ermite Aaron, qui donna son nom à une place au point culminant du rocher, Saint-Aaron, où se trouvent la sous-préfecture, le tribunal de grande instance et l’un des accès au lycée catholique, l’Institution, longtemps appelé le ‘college’.

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Aaron aurait donc été le premier habitant de ce rocher. Il lui laissa son nom avant d’être remplacé par celui de Saint-Malo. Car Mac Low est celui qui donna son nom au rocher lorsque ses reliques, tout d’abord conservées à Saintes où il avait été inhumé, eurent été rapportées dans le pays de Rance, en la cité d’Alet.

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Au milieu du XIIIème siècle, le siège de l’évêché fut transferé sur l’île de Saint-Malo (Saint-Malo n’est, en fait, qu’une presqu’île dès cette époque, probablement, un isthme de sable appelé le Sillon, l’a rattaché à la terre ferme).

À partir du XIVème siècle, la tour Solidor et la nouvelle cité fortifiée qui la défend désormais gardent le charme d’un lieu. L’action de l’évêque a été telle qu’elle a conduit à élargir le droit d’asile de la cathédrale à l’ensemble de la ville. D’où l’apport d’une population formée de rénegats, voyous, marginaux ou proscrits qui se sont reconnurent sous la devise ‘Ni Breton, ni Français, Malouin suis, Malouin je reste !’. Ils firent de Saint-Malo une ville dynamique car ils formèrent une population attachée au labeur des marins, des marchands et des artisans. Plus tard, les Malouins firent de Saint-Malo une république !. Elle ne durera que quatre ans : ils marquèrent leur spécifié et témoignèrent leur caractère indépendant le 11 mars 1590, quand ils décrétèrent la république chez eux. Ainsi, entendent-ils signifier leur refus d’admettre pour le roi de France Henri de Navarre qui s’est appui sur leur adversaires, les Anglais.

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Mais c’est la pêche qui constitue l’économie du port. Chaque année, au XVIIème siècle, de 40 à 80 voiliers partaient, chargés de sel, pour ne revenir que quelques mois plus tard, les soutes chargés de morues.

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Au XVIème siècle, la Course révéla au monde entier deux des plus valeureux enfants de Saint-Malo : René Duguay-Trouin et Robert Surcouf. La Course caractérisait les corsaires (Saint-Malo s’est forgé la réputation de nid de corsaires), qu’il ne faut pas confondre avec pirates, bandits de haute mer sans foi ni loi, car les corsaires sont des marins légaux, n’agissant qu’en temps de guerre, sous couvert de ‘lettres de marque’ octroyées par l’autorité.

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Au XVIIIème siècle, on voyait l’éclosion de demeures construites dans les environs, plus doux, plus calmes que les rivages du bord de mer. Ces Malouins imposèrent leur architecture non loin des paysages enchanteurs des bords de Rance ou sur les chemins de Cancale. À l’époque, un afflux de population venait du fait qu’avant les départs, pour Terre-Neuve, des milliers de marins fréquentaient les rues étroites de la ville et, notamment, leurs fameux cabarets de la Pie-qui-boit ou du Chat-qui-danse. Certaines rues de la vieille ville gardent aujourd’hui ces noms.

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Au temps de la Seconde Guerre Mondiale, la France fut occupée par l’armée allemande et Saint-Malo était le lieu le plus proche à la Grande Bretagne. Alors, comme les allemands croyaient que les Anglais allaient les attaquer par là-bas, ils construirent beaucoup de bunkers et ils minèrent la plage de Saint-Malo, mais ils se sont trompés. Le jour D les Anglais, en sachant celui-ci, attaquèrent les nazis en face de Saint-Malo, par la Normandie.

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DES SYMBOLES :

UNE DEVISE : ‘Semper fidelis’ c’est la devise de la ville. Elle vient du latin et se traduit par : ‘Toujours fidèle’. Marquée par des agressions qui l’a enflammé en 1661 lors de la grande brûlerie (au départ un stupide incendie de maison) ou en 1994 lors des combats de la Libération, la cité corsaire cultive une fidélité sans égale à l’honneur. La devise avait déjà inspiré les Malouins, ces derniers lui ont préféré, jadis, ‘Cave canem’ (prends garde au chien). C’est une référence explicite aux chiens du guet qui gardaient la cité, la nuit, une fois les portes de la ville fermées.

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UN PAVILLON : Au sommet du grand donjon flottent les couleurs de Saint-Malo. Plus haut que celles de l’État français, plantées au-dessus du porche donnant accès à la cour de l’hôtel de ville. La ville signe ainsi le privilège, datant de Louis XIV, de pouvoir envoyer plus haut que le drapeau national tricolore son pavillon corsaire. On peut encore voir, l’hiver dans le bassin Duguay-Trouin ou l’été à Vauban, la réplique  du Renard, arborant plus haut le pavillon malouin qui est bleu, rouge et blanc. Les corsaires utilisaient le rouge comme pavillon d’attaque. Les pavillons des ports de guerre, sous Louis XIV, étaient tous à fond uni frappé d’une croix d’argent (le blanc), le fond étant propre à chaque port, en l’occurrence azur pour Saint-Malo.

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DES ARMOIRIES : Dès 1615, les Malouins demandent au roi Louis XIII des armoiries pour la ville. Elles représentent un écu rouge sur lequel passe une hermine blanche au-dessus d’une herse jaune. Au fur et à mesure des âges, ces armoiries varièrent jusqu’à 26 mars 1949, date à laquelle, en même temps que la devise ‘Semper fidelis’, la ville adopta une nouvelle symbole où apparaissèrent les dogues, les tours, les remparts, une couronne murale en faîte, un cordage et une ancre. Et, depuis un décret datant de juillet 1948, la croix de la Légion d’honneur ainsi que la croix de guerre complètent ce prestigieux ensemble.

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ARCHITECTURE :

LA CATHÉDRALE : La cathédrale Saint-Vincent est située dans l’intra-muros. Reconstruite après la Seconde Guerre Mondiale, elle offre des perspectives remarquables parmi lesquelles se distinguent la somptueuse rosace et le maître-autel d’une exceptionnelle suggestivité sacrée. La première fut dessinée par Raymond Cornon, architecte en chef des Monuments historiques, colorée par le peintre Jean Le Moal et réalisée par le maître verrier Bernard Allain. Quant au maître-autel, il fut conçu et réalisé par Arcabas et Étienne dont on retrouve la symbolique et la trace à la cathédrale de Rennes.

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LE CHÂTEAU : Saint-Malo a un château avec son donjon, ses tours et ses remparts. En parlant de l’hôtel de ville, les Malouins empruntent au vocabulaire le mot ‘château’ pour indiquer le lieu où se réunit régulièrement le conseil municipal. Le Grand Donjon (ou Gros Donjon) date de 1424. Il culmine à 40 mètres, c’est la hauteur à gravir par les 166 marches pour espérer caresser les plis du pavillon malouin à partir de la plate-forme des tourelles du guet. Quatre tours voisinent avec le Grand Donjon (le Petit Donjon est au nord) : au sud-est, la tour des Dames : au sud-ouest, la tour Générale ; au nord-est, la tour des Moulins et au nord-ouest, la tour Quic-en-Grogne.

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DES FORTS : Ensuite, ces forts, sont disposés au large selon une conception tactique relevant militaire. Ainsi, le fort National ,dont la construction fut achevée en 1743, se visite à marée basse. Monument historique, il est le plus proche de la ville, face au casino. Au loin, au nord, le fort de la Conchée bâti à partir de 1693. Il est l’un des chefs-d’œuvre de ce ‘soldat architecte’ qu’a été Vauban. Sa restauration est d’une extrême délicatesse. À l’est, la pointe de la Varde et le fort d’Arboulé, achevé en 1758 ; à l’ouest, celui d’Harbour, devant Dinard et la Cité dont le fort a été édifié à partir de 1759. Il servit de basse aux fortifications allemandes qui y furent réalisées de 1942 à 1944. Les défenses malouines se trouvaient aussi sur des îles plus importantes. La plus lointaine est celle de Cézembre. Plus près de la ville, le Grand Bé que l’on visite à marée basse et, au-delà, le Petit Bé, dont le fort date de 1693.

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LA MARÉE À SAINT-MALO :

Les marées de la baie de Saint-Malo sont parmi les plus importantes en Europe. Elles sont provoquées par la concentration des eaux au cœur d'une énorme baie triangulaire entre Bretagne et Cotentin. Au maximum, le marnage peut y atteindre 14 mètres, soit plus du double du marnage ordinaire en Atlantique. Cependant, la prudence est de rigueur dans ce pays en fusion avec la mer. Avant de s'aventurer au loin sur les bancs de sables ou sur les rochers à marée basse, il faut s'être renseigné sur les horaires des marées au risque de se retrouver piégé par la mer. Toujours dans un but de prévention, il n'est pas recommandé de se promener en bord de mer les jours de grandes marées et de grands vents quand ils se conjuguent. Les risques de se voir emporté par la mer et de mourir noyé sont réels.

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ÉVÉNEMENTS:

Les événements les plus connus prenant pour cadre la ville de Saint-Malo sont des courses nautiques : le départ de La Route du Rhum, course de voiliers transatlantique en solitaire, a lieu tous les quatre ans. La Transat Québec-Saint-Malo qui a également lieu tous les quatre ans (en décalé de deux ans avec la course du Rhum) se fait en équipage. Saint-Malo accueille également des évènements nautiques occasionnels comme un départ de la Course des Grands Voiliers (anciennement la Cutty Sark) en 1999 et 2006 ou d'envergure plus modeste comme le Raid des Corsaires dans la baie de Saint-Malo. Dans le domaine, on notera également un salon du nautisme d'occasion, Saint-Malo à la Hune.

Dans le domaine musical, Saint-Malo présente chaque année le festival de La Route du Rock (été et hiver), en association avec la proche commune de Saint-Père.

Des autres suggestions pour les visiteurs sont les suivantes :

- La Halle au blé, rue des Cordiers, dont l’architecture mêle le verre, la pierre et l’acier, tranche avec le granit de la reconstruction.


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- La Maison des poètes et des écrivains, rue du Pélicot, où la maîtresse des lieux, Dodik, a accueilli parmi les plus grands poètes et les écrivains de la planète.

- La chapelle Saint-Sauveur, rue Saint-Sauveur, accueille régulièrement de grandes expositions.

- Le théâtre de la ville, place Bouvet, à Saint-Servan, dirigé par Loïc Frémont.

- L’aquarium (intra-muros), place Vauban, près de la porte Saint-Thomas.

- La cité d’Alet, entre l’intra-muros et Saint-Servan.

- Le cimetière de Rocabey, avenue de Moka, où repose Robert Surcouf.

-Le musée Mémorial de la Seconde Guerre Mondiale.

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KENTOC 'H MERVEL EVET BEZAÑ SAOTRET!!!